Prise de vue drone pour le Dakar

Notre dernière mission a consister a fournir prise de vue drone et images aériennes sur le Dakar 2018 entre le 2 et le 22 Janvier dernier, une mission de 20 jours couronnes de succès.

5 drones et 9 hélicoptères sur le Dakar

A.S.O et France TV Sport, nous on confie la lourde responsabilité de tourner des prise de vue drone en complément des 9 hélicoptères présent sur ce Dakar. Il ne s’agissait pas de fournir des images aériennes types hélicoptères mais pouvoir apporter autres choses ce qui justifiait notre présence, un challenge et un défis que nous avons accepter et honore;

Prise de vue drone engagés sur le Dakar

J’ai choisi de prendre 3 inspire 2 avec différentes optiques, 12mm, 45mm etc… les I2 étaient essentiellement utilisés pour la course du a sa vitesse de pointe en mode sport, et il a vraiment fait ces preuves sur les départs en ligne ou j’ai réussi a garder dans mon cadre un sebastien loeb ou Stephane Peterhansel plus de 30 secondes. Ensuite j’ai fait le choix de prendre du Freefly pour le direct France TV et ceci pour 2 raisons, la première c’est que les bivouac sont souvent sur des aéroports militaires et civils donc en NFZ, le Freefly ne se bloque pas sur une no Fly zone, ensuite France TV Sport voulait un signal broadcast, et après des essais techniques chez AMP Visual, nous nous sommes aperçu que le I2 ne répondait pas au cahier des charges, notamment pour envoyer un signal 1080i, j’ai donc équipé le freefly d’une movi pro et d’un GH4 avec une sortie 1080i, nous avions 2 systèmes de retransmission, le Connex qui était souvent perturbé sur le bivouac et un système de retransmission de AMP Visual …très performant qui quant à lui ne subissait aucune perturbation extérieur.

Les contraintes du tournage

La principale difficultés c’est le rythme que cela demande, il faut quand même être assez affuté physiquement car nous ne dormions pas beaucoup, nous étions sans cesse en déplacement. Autre difficulté est le sable et le vent, les points de décollage etc… ensuite il a fallu adapter a la vitesse des motos, des camions et des voitures, anticiper leur arriver, leur départ avec des entrée de champs et sortie de champ c’était un vrai exercice de style car ils n’ont pas tous les mêmes vitesse, mais rien n’était fait au Hazard car ça va tellement vite que je calais mes plans avant et je ne laissait pas place à l’improvisation.

Les autorisations de vols

Christelle et moi-même avons travaillé plus d’un mois avant le départ pour obtenir toutes nos autorisations, il etait pas envisageable de voler sans toutes les autorisations de l’aviation civile de chaque pays. Nous avons obtenu nos autorisations pour le Pérou assez vite grâce aussi a un contact de Freeway sur place, pas de législation en vigueur en Bolivie, en Argentine par contre cela était plus compliqué et Christelle a du gérer le dossier alors nous étions en train de voler au Pérou. Au départ ils voulaient que notre pilote passe un examen théorique et pratique à Buenos Aires, mais étant donné que nous avions obtenu notre licence de vol pour le Pérou ils ont accepter de valider, et puis ce sont des pays partenaires du Dakar. Il y a 10 hélicoptères sur le Dakar, on ne peut pas faire n’importe quoi et voler n’importe comment et n’importe ou.

Un coordinateur pour les hélicos et les drones

Il y a sur le Dakar un coordinateur en liaison permanente avec les hélicos, c’est lui qui nous demande d’aller sur un point GPS précis, nous donnons notre altitude et nous arrivons à nous coordonner avec les hélicoptères sans problème et sans danger. Une fois sur le tournage, je vais quand même voir les pilotes hélicos pour leur donner des indications sur ce que nous allons faire, trajectoire et altitude, il nous ai même arriver de passer sous un hélico, à partir du moment ou tous le monde sait ce qu’il fait et respecter bien la sécurité de chacun, il n’y a pas de problème.

20 jours de vols & les contraintes techniques

Il faut être affuté et préparé physiquement et moralement car c’est assez dur de tourner des prises de vues drone sur le Dakar, surtout qu’il faut tenir le rythme sur 20 jours non-stop sans jour de repos, il y a beaucoup de trajets en avion, en bus ou en 4×4, nous ne dormions pas beaucoup, même si les transferts en bus sont confortables, nous avions des trajets de parfois plus de 10 heures de nuit pour aller d’un bivouac a un autre, mais dans le bus nous étions secouer dans tous les sens, difficile de fermer l’œil, et au petit matin douche froide, café, préparation du matériel et direction la course dans le désert, il faisait très chaud, beaucoup de poussière et de sable. Il a fallu aussi gérer la logistique du matériel et aussi être très concentrer sur la composition des plans que je voulais apporter.

2,8 millions de téléspectateurs & 70 chaines TV

L’édition 2018, qui a traversé le Pérou, la Bolivie et l’Argentine pendant le mois de janvier, a été suivie au quotidien par 2,8 millions de personnes, à la télévision sur 70 chaines et sur des plateformes en ligne.

Le tout a représenté 1200 heures de diffusion TV !

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